Figer la beauté des femmes

[MATHIEU-DEROCHE]. [AUTRES]

[PORTRAITS DE FEMMES].

Ensemble de photographies

140 épreuves sur papier albuminé contrecollées sur carton.

Paris, [1870-1900]

La mais­on Math­ieu-Deroche (39 boulevard des Capu­cines, Par­is) est l’association de deux grands pho­to­graphes de la place par­is­i­enne de la seconde moitié du XIXe siècle : « Deroche », actif dès 1865, pho­to­graphe offi­ciel du prince de Galles et « Math­ieu », médaillé d’or aux expos­i­tions uni­versell­es de 1867, 1878 et 1889, et d’Amsterdam en 1883, actif à Par­is de 1866 à 1904.

• Vingt-deux pho­to­graph­ies (environ 230 × 140 mm) représent­ant diverses femmes : Mademois­elle Robin, dan­seuse à l’Opéra, Mademois­elle Auguez, de l’Opéra, Jeanne Kesly de l’Odéon en cos­tume de scène, Madame Guimet, Mademois­elle Mar­ie Blanche, Mademois­elle Mac Mas­ter, Madame Mac­Creery, Mademois­elle Lecuy­er, un mod­èle de peintre, une femme vêtue à l’orientale, et enfin Léonie Yahne (dont la partie basse a été coupée), act­rice intime du photographe.

• Sept pho­to­graph­ies (environ 210 × 103 mm, dont une avec la men­tion du pho­to­graphe coupée) représent­ant diverses femmes anonymes et illustres, dont Mademois­elle Miette (du Pal­ais Roy­al) et Maria Legault, de la Comédie-Française.

• Quar­an­te-sept pho­to­graph­ies (environ 165 × 110 mm) représent­ant de nom­breuses femmes d’horizons var­iés : Mademois­elle Jaëger, Mademois­elle de Pic­ci­otto habillée en ori­entale, la célèbre Maud Amy, Mademois­elle Lecuy­er, Madame Debriège, Mademois­elle Robin de l’Opéra et Mademois­elle Miette, et tou­jours Mademois­elle Yahne.

• Dix pho­to­graph­ies (environ 105 × 63 mm) mêlent femmes et enfants. Pho­to­graph­ie de Léonie Yahne. Parmi les célèbres dan­seuses ou act­rices sais­ies par l’objectif de Math­ieu-Deroche, nous pouvons noter la très grande place que prend Léonie Yahne (1867−1950), act­rice de la Belle-Epoque, con­sidérée en 1899 comme l’une des plus belles et célèbres act­rices par­is­i­ennes. Mademois­elle Yahne semble poser plus naturelle­ment. Une pho­to­graph­ie la représente d’ailleurs en buste, vêtue d’une simple chemise, les cheveux détachés, sans aucun arti­fice. Une autre épreuve non dédic­acée (177 × 80 mm) la représente à 16 ans, à l’aube de sa car­rière. Les autres pho­to­graph­ies (Reut­linger), nous la présente en cos­tumes de scène.

Joints :

Du pho­to­graphe Pierre Petit, installé 31 place Cadet à Par­is, 4 pho­to­graph­ies dont deux du même mod­èle (106 × 63 mm). Ce sont des pho­to­graph­ies familiales.

De Georges Ver­ger, installé 1 cours Gam­betta et 2 place Raspail à Lyon (106 × 62 mm), deux pho­to­graph­ies d’une même épreuve. Pho­to­graph­ies de famille.

De J. Planus, installé 240 aven­ue de Saxe à Lyon, trois pho­to­graph­ies (105 × 63 mm) d’une même épreuve. Pho­to­graph­ies de famille.

De Charles Reut­linger, 21 boulevard Mont­martre à Par­is, Premi­er Prix Expos­i­tion Uni­verselle 1867 : deux pho­to­graph­ies de famille (105 × 63 mm) représent­ant des femmes.

De Chalot, installé 18 rue Vivi­enne à Par­is, deux pho­to­graph­ies de famille de 103 × 61 mm et de 164 × 108 mm ; et quatre pho­to­graph­ies (164 × 108 mm) représent­ant Madame Samary de la Comédie Française, en buste, en plan améri­cain ou encore en pied, vêtue de deux cos­tumes de scène (en ori­entale, et en tenue traditionnelle).

De Van Bosch, installé 35 boulevard des Capu­cines à Par­is, une pho­to­graph­ie représent­ant sans doute une comédi­enne vêtue d’un cos­tume de scène Renais­sance (164 × 107 mm) ; et une autre en ori­entale dans un décor recon­stit­ué (208 × 99 mm).

De Jean Geiser, pho­to­graphe installé en Algérie, au 7 rue Bab-Azoun, Alger : trois pho­to­graph­ies (165 × 109 mm) représent­ant une algéri­enne en burka blanche tra­di­tion­nelle en pied, la même en plan améri­cain en cos­tume tra­di­tion­nel, et un groupe en pied com­posé de deux algéri­ennes (dont celle des deux pho­to­graph­ies précédentes) en bur­kas blanches de part et d’autre d’une petite fille.

Du célèbre Paul Nadar, installé au 51 rue d’Anjou Saint-Hon­oré à Par­is, quatre pho­to­graph­ies (165 × 108 mm) de femmes en buste, dont une reli­gieuse et trois pho­to­graph­ies de femmes en plan améri­cain. La maîtrise de l’éclairage fut l’une des cara­ctéristiques majeures de l’esthétique de Paul Nadar. La lumière con­fère un effet velouté qui envel­oppe le personnage.

Diverses pho­to­graph­ies privées (19) en format carte-album ou en format de poche : de Prouz­et, Cremière & Cie, V. Deroche, Car­jat & Cie, Dragon & Cie, Bac­ard fils, Stebbing, Félix, et Emile Tourtin actifs à Par­is ; Ch. Kus­i­an et M. Vol­len­weider & fils, actifs à Stras­bourg ; A. Per­lat, actif à Poit­i­ers ; J. Douz­et dans la Drôme ; P. Aubert à Lons-le-Sauni­er ; Jules Des­rez à Cher­bourg ; Eugène de Rozy­chi à Sen­lis ; Grampa Ainé, A. P. Renaud, et Bro­ton­nière actifs à Lyon. Enfin, cinq pho­to­graph­ies de poche anonymes.