[MINIATURE]. [ANONYME]

Médaillon représentant saint Ignace de Loyola inséré dans une ornementation de marqueterie en laiton vitrifiée

[S.l.], France ou Espagne? [XVIIIe siècle]

Gouache sur parchemin contrecollé sur papier, fils d’argent et d’or. Dimensions : 195 × 140 mm. (Sous encadrement).

English abstract

Miniature. Medallion representing Saint Ignatius of Loyola


Miniature framed in brass inlay (marquetry de laiton)
Gouache on parchment, silver and gold thread
France (?) or Spain (?), 18th century
Dimensions: 195 × 140 mm. Framed.


The miniature reproduces the iconography of Ignatius of Loyola from the first portraits of the Holy man painted in the 16th century shortly after his death and disseminated by engravings throughout the centuries.

Nevertheless, the Jesuit is often depicted holding in his hand a fiery heart and a book bearing the motto of his Order: “Ad Majorem Dei Gloria”. This representation of Ignatius wearing an image of the Virgin around his neck is perfectly anchored in the 18th century, when pious images were widely distributed.

This iconography is very original in the corpus of known images of the Saint.

Recon­naiss­able à son habit noir de jésuite, saint Ignace de Loy­ola, auréolé, porte autour du cou une image pieuse de la Vierge Mar­ie. Le bleu du fond de la mini­ature fait écho au bleu de l’image de la Vierge. Nous sommes face à une vérit­able « mise en abîme ».

Né à Loy­ola vers 1491, Ignace meurt à Rome en 1556. Blessé pendant le siège de Pampe­lune, il se plonge dans la lec­ture des vies de saints et sur la vie de Jésus lors de sa con­vales­cence. Une con­ver­sion totale s’opère alors, que viendra con­firmer, une nuit, une vis­ion de la Vierge Mar­ie et de l’Enfant Jésus. Ignace pour­suit ses lec­tures et tran­scrit de sa main des pas­sages de la vie des saints et de l’Évangile. Un nou­veau bou­le­verse­ment vient de s’opérer et une vie de pro­fonde piété com­mence. Après des études philo­sophiques et théo­lo­giques, il recrute à Par­is quelques com­pagnons qui seront les premi­ers membres de son Ordre qui port­era le nom de Jésuites. Ils pro­non­cent leurs vœux à Mont­martre le 15 août 1534.

Outre la Règle de son Ordre, Ignace écri­ra les Exer­cices Spirituels, ouv­rage de référence de nom­breux prédic­ateurs de retraites. Par son dévoue­ment à la mère de Jésus, il est appelé « che­va­lier de la très sainte Vierge ».

La mini­ature reprend l’iconographie d’Ignace d’après les premi­ers por­traits du saint homme peints au XVIe siècle peu après son décès et dif­fusés par la grav­ure tout au long des siècles. Néan­moins, le jésuite est souvent représenté ten­ant dans sa main un cœur enflam­mé et un livre port­ant la devise de son Ordre : AMDG (Ad Major­em Dei Glor­ia). Cette représent­a­tion d’Ignace port­ant au cou une image de la Vierge s’ancre par­faite­ment dans le XVIIIe siècle, époque où les images pieuses sont très large­ment dif­fusées : elle est d’une grande ori­gin­al­ité dans le cor­pus des images con­nues du saint.