[MINIATURE]. [ANONYME].

Portrait de saint François de Sales en médaillon

France, XVIIIe siècle.

Gouache et or sur vélin

Dimensions : 120 × 90 mm. (Sous encadrement).

English abstract

Miniature. Portrait of Saint Francis de Sales in a medallion
Gouache and gold on vellum.
France, 18th century


Dimensions: 120 × 90 mm. Framed.


Saint Francis de Sales (1567-1622) was Bishop of Geneva, cofounder with Mère Jeanne de Chantal of the Order of the Visitation of Holy Mary and an ardent
defendor of pacified relations between Catholics and Protestants. He is portrayed here haloed, dressed in his ecclesiastical attire, a purple hooded camail with a white collar. He bears a pectoral cross. The medallion is set in a frame of arabesques and flowers (roses, tulips, carnations, daisies and blueberries).

The iconography chosen here of the bishop of Geneva is inspired by the so-called portrait of Turin, painted by Jean-Baptiste Costaz, originally from Annecy, in 1618 (Turin, Visitation of Sainte-Marie Moncalieri), official model imposed by Sainte Jeanne de Chantal,
widely declined by pictorial copies and engravings. The expression of the holy character therefore varies: it is here gentle, benevolent, even smiling.

Caniv­et de vélin décoré à la gou­ache et or d’un por­trait de saint François de Sales (1567−1622), auréolé, vêtu de sa tenue ecclési­ast­ique – camail à capuche viol­et sur­monté d’un col blanc, tissu moiré et boutons rouges avec autour du cou une croix pec­tor­ale – dans un encadre­ment ajouré d’arabesques et de fleurs (roses, tulipes, œil­lets, mar­guer­ites et bleuets), vérit­able ramage végétal qui reprend lui-même la forme d’un médail­lon. Les col­or­is et le choix orne­ment­al rap­pel­lent l’art des pein­t­res orne­man­is­tes du XVIIIe siècle tels Pierre Ranson.

L’iconographie ici chois­ie de l’évêque de Genève est inspirée du por­trait dit de Tur­in, peint par Jean-Bap­tiste Cost­az, ori­gin­aire d’Annecy, en 1618 (Tur­in, Vis­it­a­tion de Sainte-Mar­ie Mon­calieri), mod­èle offi­ciel imposé par sainte Jeanne de Chant­al et qui sera large­ment décliné par des cop­ies pic­turales mais aus­si par des grav­ures. L’expression du saint per­son­nage var­ie alors : elle est ici douce, bien­veil­lante, voire souriante.

Tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles, le dévelop­pe­ment des mon­astères de la Vis­it­a­tion con­court à la propaga­tion de l’image de François de Sales, sur­tout depuis sa can­on­isa­tion en 1665. Des caniv­ets sur vélin représent­ant la fig­ure du saint cir­cu­lent en France, not­am­ment dans sa région d’origine, la Savoie, afin d’intensifier la dévo­tion envers François de Sales. Nous pouvons citer la gou­ache sur vélin con­ser­vée aux Archives départe­mentales de la Haute-Savoie (cote : 1 J 2772) qui présente le même décor orne­ment­al mais qui demeure plus ancienne.

Voir : Curtil Josette, Images de saint François de Sales. Mém­oire et pat­rimoine de Savoie, Presses Uni­versitaires de Rennes, 2014.